Au passage

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Pour ceux qui ne me suivent pas sur les réseaux sociaux, je passe vous déposer un petit mot par ici pour vous informer que les aventures de la théière et du fauteuil continuent à une autre adresse :

http://theteapotandthearmchair.blogspot.be

Plusieurs billets sont déjà publiés (bilan 2015, premier coup de coeur de 2016 notamment), et si vous souhaitez être prévenus des publications, il y a dans la colonne de droite la possibilité de s’inscrire par email.

Bonne lecture :-)

Hôtel Summertime – Tome 2 : Tanya

Après avoir refermé le premier tome, je n’ai pas résisté longtemps à me replonger dans l’univers d’Amy et Tanya et de retourner à Foxwood. Ce deuxième tome est une véritable ode à la saison automnale, et ce fut un vrai régal de participer aux évènements de saison ! Foxwood n’a pas grand chose à envier à Stars Hollow de ce côté-là (à part peut-être les Gilmore ^^). Et pour cause ! Comme chaque année à la même période, Foxwood célèbre William Monk, un cinéaste du début du 20ème siècle ayant réalisé toute une série de films d’horreur muets. Monk est un ancien résident de Foxwood, et plus précisément de l’hôtel Summertime qui apparaît dans plusieurs de ses films. De quoi agiter chaque année les habitants de notre charmant petit village et d’attirer les aficionados du réalisateur. Place aux déguisements, le festival Monk peut commencer !

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Ce deuxième tome est une nouvelle fois une jolie réussite. Nous retrouvons avec plaisir Amy et Tanya qui sont de retour à Foxwood pour les vacances d’automne. Elles rejoignent leur ami Callum, un grand amateur du travail de Monk. Ils décident d’organiser leur propre petit festival à l’hôtel Summertime. Ensemble, ils forment un beau trio plein de ressources. Ce n’est pourtant pas les déconvenues qui vont manquer et leur amitié sera mise à l’épreuve, notamment lorsqu’un acte de vandalisme remet en cause leur projet.

Plusieurs petites intrigues jalonnent ce deuxième tome dont l’une d’elle tourne bien entendu autour des ressources intarissables de l’hôtel. Il n’a pas fini de nous révéler ses secrets ! Louise Byron fait de nouveau un travail admirable sur l’ambiance, et tout ce que vous avez envie de faire lorsque vous refermez le livre, c’est de courir acheter quelques citrouilles afin d’assortir votre intérieur aux couleurs de l’automne. C’est le genre de petite lecture parfaite pour la saison.

-Emy

Hôtel Summertime – Tome 2 : Tanya, Louise Byron, Flammarion jeunesse, 236 p.

Letters from the teapot (2)

Chers amoureux des livres,

Aujourd’hui fut un dimanche « bandes-dessinées ». J’ai relu avec grand plaisir le premier tome de Broadway – Une rue en Amérique de Djief pour pouvoir enchaîner ensuite avec le deuxième tome qui est sorti il y a quelques jours. Un vrai régal. Ce soir, j’ai lu la dernière parution de Pénélope Bagieu, California Dreamin’. Je viens de la terminer, j’ai absolument adoré. 270 pages de bonheur. Si vous avez un cadeau à faire dans les jours à venir, ou si vous préparez déjà vos listes pour Noël, je vous recommande d’y ajouter ces petits bijoux.

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Je compte bien sûr vous reparler de ces trois bandes-dessinées dans des billets séparés, mais j’avais envie de vous écrire quelques mots ce soir pour vous dire à quel point j’ai passé un bon moment. Tout en spontanéité. C’est un peu l’idée de ces billets écrits sur le pouce.

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J’espère que vous allez bien, et que vous avez passé un bon weekend. Qu’êtes-vous en train de lire ? Et/ou dans quoi prévoyez-vous de vous plonger cette semaine ? Moi, je vais monter me coucher avec ma prochaine lecture, Miss Alabama et ses petits secrets de Fannie Flagg, dont je vous parlerai cette semaine sur le blog car il s’agit d’une lecture commune avec mon amie Shopgirl.

Je crois que j’ai tout dit pour ce soir. Je vous souhaite une belle soirée/nuit, et vous dis à très bientôt.

-Emy

Letters from the teapot (1)

Chers amoureux des livres,

J’ai envie ce soir de tester un format différent. Une chronique sous forme de lettre, qui sera parfois courte, parfois longue, un peu selon l’envie et les choses dont j’ai envie de vous parler.

Je ne sais pas quel temps il fait de votre côté de l’écran, mais ici la saison automnale est bien installée. Il pleut beaucoup, et ma maison pourtant lumineuse s’assombrit. J’allume donc mes lampes d’ambiance, ce qui crée une atmosphère particulière, comme je les aime.

Hier, j’ai enfin commencé le nouveau roman de Joël Dicker, Le livre des Baltimore. J’avais oublié à quel point son écriture était addictive. Je me revois en train dévorer L’affaire Harry Québert il y a deux ans, à peu près à la même époque de l’année en plus. Je l’avais depuis un certain temps dans ma pile à lire, et c’est à la saison automnale que je l’avais sorti. C’est marrant parfois comment le présent répond au passé. Peut-être n’est-ce que le jeu de notre inconscient. Ou, dans le cas présent, simplement la date de sortie du nouveau livre. Quoiqu’il en soit, j’aime beaucoup. Je n’en suis qu’au premier tiers, mais je me prends au jeu. La narration est éclatée, et je suis totalement happée par les passages se déroulant dans le passé ainsi que par les personnages. J’essaie de le déguster, mais vous n’êtes pas sans savoir qu’un suspense bien dosé est une chose à laquelle il est peu aisé de résister.

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La semaine dernière, j’ai refermé un livre absolument délicieux : Miss Buncle’s book de D.E. Stevenson. Une comédie so british savoureuse dans laquelle la publication d’un livre vient bousculer la vie tranquille d’un petit village anglais. Je n’ai pas encore écrit ma chronique, mais je compte bien en parler sur le blog car c’est un petit bijou de bonheur, une lecture doudou bien écrite et incroyablement drôle. Je dois également encore vous parler de Meurtres au manoir de Willa Marsh qui est quant à lui un roman particulièrement adapté pour ce mois d’octobre. Avec sa magie noire en filigrane, ses personnages immoraux  et son humour particulièrement grinçant, il fait partie de ces titres difficilement classables, mais qui nous marquent incontestablement.

J’ai été bien occupée la semaine dernière, et le blog a tourné au ralenti. Mais je dois bien avouer aussi que j’ai de nouveau ressenti un manque de motivation. Il faut dire que tenir le blog prend beaucoup de temps, et je pense qu’il est normal de temps à autre de remettre en question tout ça. D’où l’envie de vous écrire quelques mots ce soir en toute simplicité.

Un de mes chiens est à mes pieds. Il commence à s’impatienter, signe que j’ai passé trop de temps aujourd’hui derrière l’écran (il a parfaitement raison), et qu’il est temps de tout éteindre et de profiter de ma soirée. Je pense continuer ma lecture, mais pas avant d’avoir allumé la bouilloire. Qu’avez-vous prévu ce soir ? Et que lisez-vous ?

Je vous souhaite une très bonne soirée,

-Emy

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Uprooted

Je vous parlais dans un précédent billet de la fourberie des jolies couvertures, et bien je peux vous affirmer que ce roman en est le parfait exemple. Uprooted avait pourtant tout pour me plaire, de son résumé attrayant aux avis dithyrambiques sur Goodreads, en passant par son esthétique parfaite. The whole package. Mais au final, la magie n’a pas fonctionné avec moi.

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Agnieska vit au sein d’un village situé aux abords du « Bois », une forêt enchantée dont les maléfices ne manquent pas d’originalité et ne cessent de perturber la vie des contrées qui le bordent. Les villageois bénéficient de la protection d’un puissant sorcier, le Dragon. En échange, tous les dix ans, celui-ci contraint les villageois à lui livrer une jeune fille de 17 ans, qui part vivre avec lui dans sa tour, située à côté du village. Personne ne sait ce qui arrive aux jeunes filles lorsqu’elles sont à son service. Ce qui est certain, c’est qu’une fois qu’elles sortent de la tour, elles ne se réinstallent jamais au sein de leur village. Elle partent pour la ville où elles décident le plus souvent d’obtenir une éducation. Certains diront qu’il leur offre un avenir, mais personne ne sait en échange de quoi… Cette année, une nouvelle jeune fille sera choisie. Tous pensent que Kasia, l’amie la plus proche d’Agnieska sera celle que le Dragon emmènera, mais le lecteur se doute bien qu’il en sera tout autrement…

Il y a beaucoup d’éléments et de passages de ce roman que j’ai découverts et lus avec plaisir. Le mystère tournant autour du Dragon, la façon dont la magie est abordée (de prime abord) et les mystères qu’elle renferme notamment dans les différentes façons de la pratiquer, le rapport à la nature, elle-même intimement liée à la magie, ainsi que le style d’écriture de l’auteur qui dans un premier temps nous plonge dans l’atmosphère du conte de fée dans ce qu’il a de mystérieux et d’inquiétant, sont autant d’aspects de l’intrigue qui offraient au roman un immense potentiel.

Pourtant, Uprooted ne m’a pas du tout convaincue. Ce qui commençait comme une histoire captivante s’est transformé en un récit brouillon où chacune des parties semblaient artificiellement rattachées les unes aux autres. Chaque évènement mène à un autre, le rythme est effréné, mais plutôt que de nous emporter, c’est l’impression que tout se suit et s’enchaîne pour nous faire oublier le manque de profondeur de l’intrigue qui nous gagne. Certains passages deviennent longs, trop longs et on n’a qu’une envie c’est de balayer la page d’un regard en diagonale. Les personnages manquaient eux-aussi de consistance. On ne sait rien sur Agnieska à part qu’elle a toujours un air désordonné (et je veux bien dire, toujours, car l’auteur nous le rabâche au moins toutes les trois pages), un côté impulsif et capricieux qu’on ne comprend pas et qui ne colle pas à l’image que l’auteur tente vainement de nous imposer. Et puis surtout, comment, en développant de telles capacités si rapidement (là aussi, peu vraisemblable…), ne s’est-elle pas rendue compte plus tôt de sa vraie nature ? Le Dragon est quant à lui lunatique et presque constamment malpoli, mais personne ne sait pourquoi. On passe son temps à attendre d’en savoir davantage, sur les personnages, certes, mais aussi sur le monde dans lequel ils évoluent, sur la pratique de la magie, mais surtout sur la façon dont elle fonctionne. En l’occurence, on a tendance à voir apparaître des sorts qui fonctionnent (ou pas) selon ce qui arrange l’auteur à tel moment de l’intrigue. On n’y croit pas car on ne comprend pas, et on attend jusqu’à la fin qu’on nous l’explique. Les relations entre les personnages souffrent elle-aussi d’un manque cruel de profondeur. Il n’y a ni complicité ni alchimie, et la romance (totalement dispensable au passage) est assez mal amenée… C’est vraiment dommage. L’histoire et les personnages sont finalement noyés dans un flot d’actions franchement peu intéressantes.

La deuxième moitié du roman m’a totalement désintéressée. On s’éloigne de l’intrigue principale, et ce que l’écriture prend en rythme, cette dernière perd en intérêt. Personnellement, lire des dizaines de pages interminables décrivant des batailles franchement dispensables, très peu pour moi.  Ma lecture fut assez chaotique jusqu’aux deux derniers chapitres où j’ai retrouvé un soupçon de ce qui avait capté mon attention au début de ma lecture. J’ai bien aimé ce que l’auteur offre à son personnage en fin de récit, et je pense d’ailleurs qu’il aurait été plus intéressant de développer cet aspect-là.

En résumé, Uprooted est un roman qui a abandonné ses promesses en cours de route. Je partais extrêmement confiante, et ma déception n’en fut que plus grande. Même si je suis la première à reconnaître et à répéter que tout n’est pas à jeter, Uprooted n’en demeure pas moins un roman que je ne vous recommande pas. Si certains d’entre vous l’ont lu, je serais plus que ravie d’en discuter avec vous dans les commentaires !

-Emy

Uprooted, Naomi Novik, Macmillan, 438 p.