The Mousetrap by Agatha Christie

La semaine dernière, je suis allée voir The Mousetrap d’Agatha Christie (La souricière, en français). La pièce est jouée depuis 63 ans, et parvient toujours aujourd’hui à faire briller les lumières rouges sur la façade du Martins theatre. Pas étonnant, c’est un vrai petit bijou ! Que vous soyez ou non un mordu de Dame Christie, je peux vous garantir que vous passerez un bon moment.

Je n’avais pris aucun renseignement concernant l’histoire au préalable. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre, même si j’aspirais à une ambiance très british, comme dans beaucoup des romans d’Agatha. Et je pense que c’est la meilleure façon d’appréhender la pièce. Rien de tel que de se laisser porter par l’intrigue, se construisant petit à petit au fil des dialogues, et de faire la connaissance des personnages au fur et à mesure qu’ils apparaissent sur scène. Ils forment un ensemble que je qualifierais de « typiquement Christie », mais surtout, ils sont tous brillamment interprétés. Ils vous feront rire, grincer des dents, mais ce qui est certain, c’est que vous passerez un excellent moment en leur compagnie.

29.01.15

Je voudrais bien vous en dire davantage, mais je pense que le mieux est justement de ne pas trop en dévoiler. J’avais simplement envie de vous confier mes impressions générales, afin de vous donner à vous aussi l’envie de vous y rendre lors d’un prochain passage en terre anglaise. De toutes façons, je suis tenue au silence, car après tout, je suis désormais dépositaire d’un des secrets les mieux gardés de Londres ! La pièce se termine en effet par les acteurs nous faisant la demande, pour le moins formelle, de ne pas révéler la résolution de l’intrigue à ceux qui ne la connaissent pas encore… A noter que ça ne m’empêche pas d’avoir envie de revoir la pièce, ni d’avoir la furieuse envie de la redécouvrir sur papier…!

Quoiqu’il en soit, j’espère que je vous ai donné envie de découvrir vous aussi cette petite merveille. Que ça soit en live (le merveilleux accent British est un gros plus), ou sur papier. N’hésitez pas à me dire ça dans les commentaires ci-dessous. Et pour ceux qui sont dans la confidence, je serais plus qu’heureuse de lire vos impressions, mais n’oubliez pas de rester discrets :-)

-Emy

I’m not sure I went to New York

Il y a un peu plus d’un mois, je revenais de New York. Je ne pense pas publier un carnet de voyage sur le blog, je pense qu’on trouve suffisamment de photos et d’infos sur la toile pour encore rajouter quelques banalités de plus. J’ai plutôt envie de faire un petit billet réflexif, simplement reprendre les pensées qui me viennent quand je repense à mon voyage.

Aller à New York était un rêve que je nourrissais depuis environ une dizaine d’années. Outre l’aspect financier, divers éléments ont fait que je savais à l’époque que New York, ce n’était pas pour tout de suite. Et ça m’allait très bien. Ca me faisait plus de temps pour en rêver, prendre note des endroits à ne pas rater, y voyager dans mes films préférés, en parler avec d’autres New York dreamers, et m’abreuver sans relâche de récits de voyage publiés sur mes blogs favoris. Et tout ça a élevé New York au rang de fantasme, le fantasme incarné du voyage.

Et je l’avais si bien rangé dans cette boîte que quand je repense à mon voyage depuis mon retour, j’ai souvent besoin d’un petit moment pour me réajuster à la réalité. Y suis-je vraiment allée ? C’est assez étrange, car il y a eu beaucoup de moments intenses, mais il y a eu aussi beaucoup de moments où j’avais l’impression d’observer la ville avec une certaine distance. Un peu comme quand vous rêvez, et que d’une certaine façon, vous en êtes conscient. Ca donne au rêve un sentiment de réalité, une réalité qu’on n’arrive pas à cerner. Et c’est souvent ce sentiment confus qui émerge en premier lorsque je repense à mon voyage.

Et puis les souvenirs affluent et ne cessent de me nourrir depuis. Magiques et uniques à ma mémoire. La vue du Rockfeller Center, Central Park, Brooklyn Bridge, Grand Central, les collections de peintures du MoMA et du Met, la boutique de la Public Library, le déjeuner au Cafe Lalo, les cookies de Levain Bakery (!), les courses au Zabar’s, et puis les librairies… Books of Wonder, The Strand, le Barnes & Noble de Union Square… Les librairies sont bien souvent les endroits où je me sens le mieux et où étrangement, je prends le plus conscience de là où je me trouve réellement. J’aime ramener des souvenirs de mes voyages, des petites choses comme de belles cartes à encadrer ou des magnets pour mon frigo mais ramener un ou plusieurs livres (c’est souvent plusieurs, entendons-nous bien), ça, c’est toujours ce que je préfère. J’aime regarder ma bibliothèque et y voir les endroits où je suis allée. Parce qu’au fond, c’est quand je décroche mon tote bag de The Strand du porte-manteau que j’ai cette certitude. Oui, je suis allée à New York.

-Emy