10 livres que je veux lire en 2015

Dans mon billet précédent, je vous faisais part de mon envie de sortir certains livres de ma PAL pour pouvoir les lire en 2015. Les voici donc en images. Bonne découverte !
e6df9-dsc_0384
  • Juliet, naked de Nick Hornby traine depuis trop longtemps sur mes étagères. De plus, c’est un auteur que je veux absolument découvrir. Je suis certaine qu’il me plaira beaucoup.
  • Je n’entends que du bien de The Graveyard book de Neil Gaiman. J’ai ramené cette édition de New York à l’automne dernier, et je n’ai pas envie de la faire patienter trop longtemps…
  • Et puis, un classique, Cranford d’Elizabeth Gaskell qui lui est dans ma PAL depuis plusieurs années !

8bb1a-dsc_0386

  • Ahhh, je sens que je vais faire une heureuse ! J’ai reçu ces deux tomes du Comte de Monte-Christo de Dumas de la part d’Axelle, il doit y avoir quelque chose comme deux ans et demi. Comme j’ai bien honte ! Mais je pense aussi que certains livres doivent patienter sur nos étagères pour être choisis au bon moment. J’espère que 2015 sera la bonne année !
  • Le maître des illusions de Donna Tartt fait aussi partie de ces romans que je veux lire depuis (trop) longtemps. Alors quand j’ai vu cette superbe édition française, je me suis dit qu’il fallait que je m’y mette enfin.
  • J’avais repéré Poussière de Rosamund Lehman il y a quelques années sur la toile et ça m’avait d’emblée intéressée. Mais un peu comme pour le Dumas, je pense qu’il avait besoin de mûrir dans ma bibliothèque.
  • Quant à Martin Eden de Jack London, il m’avait été recommandé par un de mes professeurs lors de mes études. Je l’ai acheté il y a quelques années, et ne l’ai toujours pas ouvert.
  • I capture the castle de Dodie Smith : très aimé sur la blogo et par une youtubeuse avec qui je partage des goûts assez similaires. Je vais enfin le sortir. Je me rappelle très bien quand j’ai acheté cette jolie édition, il y a un peu plus de deux ans, lors d’un de mes nombreux passages au V&A museum à Londres. Cette couverture… 
  • Les maîtres de Glenmarkie de Jean-Pierre Ohl a lui aussi rejoint ma PAL il y a pas mal d’années déjà, et de nouveau, sans bien savoir pourquoi, je l’ai délibérément « gardé pour plus tard ». Je pense que j’étais foutue à la simple mention de « bâtisse écossaise ». Je suis faible, que voulez-vous.
  • Enfin, je voudrais vraiment découvrir Natasha Solomons, notamment avec Le manoir de Tyneford. Je n’entends que du bien de cette auteur. Je n’ai pas ce livre depuis très longtemps (tout est une question de relativité, mes chers) dans ma PAL, mais je me souviens avoir sauté dessus lorsque je l’avais trouvé à ma bouquinerie. Il est depuis disponible en poche.
Voilà pour ma petite sélection !  En avez-vous lu dans cette liste ? Une préférence ? Par lequel devrais-je commencer ? Dites-moi tout !
-Emy

Résolutions livresques – 2015

Vu la longueur de ce billet, je vous conseille de vous préparer un mug de thé/café pour accompagner votre lecture.

bcd81-6094d8217efc5a09d4d78eb8764cf579

Le mois de janvier se termine dans une semaine, et même si j’ai le sentiment qu’il est un peu tard pour parler de résolutions, j’ai quand même envie de me prêter au jeu ; de prendre un moment et de leur donner la forme qu’elles peinent à trouver dans mon esprit (trop) versatile lorsqu’il est question de ce genre de choses.

          Mes résolutions de lectrice :

*Je veux réintégrer de la spontanéité dans mes lectures. L’année dernière, lorsque je terminais un roman, je savais presque systématiquement quel allait être celui que j’allais ouvrir ensuite. Voire même les trois suivants. Cette année, j’ai envie de ne me poser aucune contrainte, de me laisser porter selon l’envie du moment, et jusqu’ici ça m’a déjà bien réussi. Je retrouve un plaisir que j’avais un peu oublié, et c’est bien agréable !

*Je me suis inscrite au Reading challenge sur Goodreads. En 2015, je vais essayer de lire 100 livres (tous genres confondus). Je pense que c’est faisable, mais si pour une raison ou une autre mon rythme de lecture diminue au cours des prochains mois, je réduirai mon objectif. No pressure, it’s just for fun !

*Je veux terminer ma relecture d’Harry Potter, et vous écrire un billet qui ne parle pas forcément de l’histoire et de la série en elle-même, mais plus de mon expérience/histoire avec cette dernière, car contrairement à beaucoup de blogueurs, je n’ai pas « grandi » avec Harry Potter. Je ne sais pas si ça vous intéresse, mais c’est quelque chose que j’ai envie de mettre par écrit. Et ça serait un bon moyen pour moi de clore ma relecture et de vous confier mes impressions dans la foulée.

*Il y a beaucoup de livres que j’aimerais absolument lire en 2015. Ce sont pour la plupart des livres qui sont dans ma PAL depuis un moment et qui me tentent énormément, mais qui, pour une raison ou pour une autre, y restent. Je voudrais en sélectionner une dizaine, et vous en parler dans un autre billet de façon plus précise.

*Quand j’ai fait mon bilan de l’année dernière, j’ai été assez étonnée de constater que je n’avais lu aucun livre de mon auteur chouchou, Alexander McCall Smith. Il va falloir que ça change cette année ! Car en plus, je suis loin d’être à jour dans ses séries… mais que voulez-vous, j’ai tendance à toujours garder le meilleur pour plus tard (d’où ma résolution précédente), c’est vraiment agaçant… Je voudrais aussi découvrir Nick Hornby, et de continuer à lire Jonathan Coe qui m’a fait une forte impression avec The rain before it falls. Et plein d’autres… Je suis une lectrice qui mourra insatisfaite, c’est sûr. Mais n’est-ce notre malédiction ? Bien entendu, ces deux derniers points se feront en accord avec le premier, c’est-à-dire que je ne vais pas me « forcer ». Ce sont juste des envies, et des suggestions pour l’année à venir.

*Je voudrais aussi continuer à lire plus de bandes-dessinées. Je suis heureuse de m’y être remise et d’avoir pu retrouver le plaisir que j’avais enfant à en dévorer des tas…

          Et au niveau du blog ?

*Je voudrais bien sûr continuer à tenir ce petit blog et vous parler de toutes mes lectures… J’espère que je m’y tiendrai. Ce n’est pas toujours facile à caser dans un quotidien chargé, mais avec un peu d’organisation, je pense que je peux y parvenir :-) Il faut vraiment que je prépare plusieurs billets en avance lorsque j’ai un peu de temps devant moi. Mais comme je fonctionne beaucoup à l’envie et à l’inspiration du moment, j’ai du mal… J’ai toujours fonctionné comme ça sur mes blogs et, si ça me convient dans une certaine mesure, c’est aussi la raison pour laquelle j’ai des grosses périodes de passage à vide. Prévoir quelques billets en avance, lorsque l’inspiration est là, me permettrait d’avoir quelque chose sous la main lorsque je n’ai pas envie ou pas le temps de venir par ici et d’éviter les courtes absences qui, mènent rapidement aux longs silences radio.

*J’ai aussi envie de changer le nom du blog prochainement. De lui trouver un nom plus personnalisé. J’ai quelques idées comme The teapot and the armchair, Unshelved, Gingerbread books/blogTeapot chronicles… Mais je suis encore indécise. Vous avez une préférence ?

*De façon générale, écrire m’a beaucoup manqué, et j’ai envie de réintégrer ça à mon quotidien, même si ce n’est « que » sur un blog. Je trouve que c’est déjà pas mal.

Je pense que j’ai à peu près tout dit ce que j’avais griffonné rapidement sur mon bout de papier. Et je me rends compte à quel point ce billet est long… j’espère qu’il vous aura quand même plu, et j’ai hâte de vous lire dans les commentaires ! Et puis, on se retrouve l’année prochaine pour le bilan ? Comme on dit, l’espoir fait vivre !

-Emy

Those who do not believe in magic will never find it

Morwenna a 15 ans, et vient de perdre sa soeur jumelle dans un accident. Meurtrie tant psychologiquement que physiquement (une de ses jambes ne fonctionne plus correctement), elle décide de fuir sa mère, folle et maléfique. Elle fait alors la connaissance de son père, qu’elle n’a jamais vu jusqu’ici. Daniel vit dans un manoir avec ses trois demi-soeurs qui lui assurent confort matériel et salaire, un moyen pour elles aussi d’imposer leur autorité. C’est ainsi que sur leur volonté, Morwenna intègre l’école privée d’Arlinghurst. Avec sa canne, son accent gallois et son goût pour la lecture, elle a bien du mal à se fondre dans le décor. Mais peu importe, car notre héroïne préfère la compagnie de ses livres, et celle des fées. Ca ne l’empêche pas de se sentir parfois seule et d’avoir envie de se trouver un « karass » (en référence à un roman de K. Vonnegut), c’est-à-dire « un groupe de gens qui sont authentiquement interconnectés ».

Morwenna (Among others, en vo) est un roman magnifique qui m’a fait une très forte impression. Je pense que comme les fées qui accompagnent l’héroïne, il restera longtemps à mes côtés. Ecrit sous la forme d’un journal intime, il endosse les traits du roman d’apprentissage, tout en appartenant à la fantasy. Il est aussi une ode à la lecture. Morwenna s’échappe dans les romans qu’elle dévore les uns après les autres. Les livres font ses journées, et elle ne respire qu’en lisant. Ils l’aident à supporter les douleurs du quotidien. Mais ils vont également être ceux qui lui permettront de s’ouvrir aux autres, et de faire notamment la connaissance de son père et de son grand-père paternel, de très grands lecteurs eux aussi.

Tout comme les livres et la lecture (et les gâteaux !), la magie fait elle aussi partie intégrante du récit. Elle coule dans les veines de notre héroïne, et apparaît comme étant aussi inquiétante que salvatrice. Les fils qu’elles tissent sont indécelables, et comme le rappelle souvent Morwenna, il est impossible de savoir où elle commence et où elle s’arrête ; si elle a seulement agi sur les évènements ou les a créés de toutes pièces.

Ce roman indéfinissable ne plaira pas qu’aux amoureux de fantasy et de science-fiction, genres auxquels il rend un hommage émouvant. Pas besoin cependant d’être un (grand) amateur du genre pour pouvoir apprécier sa lecture (je suis vraiment novice en la matière – mais ai désormais grandement envie d’y remédier), même si je pense qu’avoir une connaissance des titres et des auteurs cités accroit sans doute le plaisir de lecture.

La plume de Jo Walton fait transparaître avec habileté l’intelligence, les sentiments, ainsi que la nature complexe et fascinante de son héroïne et du monde dans lequel elle évolue. C’est un livre qui nous habite. Et qui nous touche. Quand on le referme, il nous laisse une impression de manque. Et on voudrait que Morwenna ne cesse jamais de nous écrire.

-Emy

Morwenna, Jo Walton, Denoël, 334 p.